Vincent GREGOIRE est professeur de philosophie et président de la CIMADE-Vendée.

Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 9 sur LE DEPLACEMENT, cliquez sur ce lien : Dans les limbes
Patientez quelques secondes, le temps que le fichier se télécharge et bonne lecture !
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Jean MICHEL est philosophe, angliciste et artiste photographe.

Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 9 sur LE DEPLACEMENT, cliquez sur ce lien : Le déplacement des frontières

Patientez quelques secondes, le temps que le fichier se télécharge et bonne lecture !
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Samir Amghar est membre du CERIUM. Centre d’études et de recherches internationales.

Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 9 sur LE DEPLACEMENT, cliquez sur ce lien : Le salafisme en France

Patientez quelques secondes, le temps que le fichier se télécharge et bonne lecture !
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Jacques Sigot est historien, spécialiste de l’internement des tsiganes en France, pendant et après la deuxième guerre mondiale.

Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 9 sur LE DEPLACEMENT, cliquez sur ce lien : La seconde guerre mondiale en grands déplacements

Patientez quelques secondes, le temps que le fichier se télécharge et bonne lecture !
N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

Le déplacement, l’édito

novembre 25, 2011

« Les grandes révolutions naissent des petites misères comme les grands fleuves des petits ruisseaux. » Victor Hugo

La théorie du ruissellement (de l’anglais « trickle down economics ») maintient que les revenus des individus les plus riches sont réinjectés dans l’économie, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l’investissement et contribuent ainsi, à l’activité économique générale dans le reste de la société.
Il faut donc réduire les impôts surtout des plus hauts revenus car cela aura un effet bénéfique pour l’économie globale. L’image utilisée est celle des cours d’eau qui ne s’accumulent pas au sommet d’une montagne mais ruissellent vers la base. Les individus moins riches ou pauvres n’auraient plus qu’à attendre sagement, en plaine, que les ruisseaux débordent.
Mais, question de bon sens : si les revenus les plus riches ne s’acquittent pas, ou presque pas, de l’impôt alors ils pillent les richesses nationales. C’est ainsi que cette théorie mise en pratique a entraîné depuis Reagan et Thatcher, une dérégulation de l’économie assortie de déficits budgétaires abyssaux, de démantèlement des services publics, eux-mêmes à la source de la paupérisation croissante des couches inférieures des sociétés.
Mais tous les plombiers vous le diront, il est plus difficile de fermer un robinet en pleine inondation…
L’idée serait donc de laisser se produire (comme dirait Alain Madelin) une sorte d’engorgement, tant que les tuyaux fabriqués par les politiques nationales proposent suffisamment d’élasticité. À condition que cela ruisselle un peu sur les principaux acteurs de ces politiques, ceux qui n’ont pas peur de se mouiller.
Bref, de placements en placements, de fonds en fonds, l’argent coule à flot, ruisselle, ruisselle,on s’arrose entre amis… et l’arroseur à son tour est arrosé… Les pauvres, au ban, sont définitivement mis à sec.

Mais comme disait Leibniz, les petites gouttes accumulées font les grosses vagues. Et enfle aussi une colère sourde, de celles qui conduisent les peuples à couper les bourses.

Nadia Taïbi

Ce n° 9 de Sens-Dessous convie le lecteur au camp de Montreuil Bellay, en Anjou, où furent enfermés de 1940 à 1945, aussi bien des Républicains espagnols que des Mozellans ,des ressortissants du Commonwealth, des nomades, des clochards de Nantes, des Russes blancs, des Italiens, des Géorgiens…
Il traite aussi du déplacement des migrants, bénéficiant de moins de droits que les personnes sédentaires.
De la manifestation, comme substitut et non plus prolongement de la grève. Du remplacement de la grève par des micro-conflits au sein de l’entreprise. D’une machine managériale qui empêche les salariés de tisser des liens de solidarité professionnelle avec leurs collègues, leurs cadres (…) ou même leurs clients.
Du psychanalyste qui intervient en institution médico social, comme un passager clandestin, un passe- muraille.
Des rumeurs qui se distinguent davantage par leurs déplacements que par leurs contenus.
Du groupe dont la cohésion est assurée par le transfert sur un bouc émissaire de la violence dont il est l’auteur.
Des Salafistes quiétistes qui, par peur de la fitna, (division), défendent l’idée de la non-contestation de l’autorité politique, en échange de laquelle ils exercent un contrôle social sur la société.
Du créateur en exil, qui se demande comment resouder, par son travail, sa vie disjointe.
Des manifestants de la place Tahrir, simple nœud routier à l’origine et qui devient espace de parole publique.
De Christophe Colomb, découvreur, qui découvre tout autre chose que ce qu’il était parti chercher, et du touriste contemporain, arpenteur de limbes.
De Patrick Deville qui, durant trois années, remonte le Mékong depuis son delta jusqu’aux frontières de la Chine, pour écrire Kampuchéa.
De Lou Reed, au plus bas en 1972, invité par David Bowie à Londres pour enregistrer des chansons.
De Florian Graton, mémorien zigzaguant sur son vélo de Jaca à Cadiz sur les traces de la guerre civile espagnole. Et Jean-Bernard Pouy, citant Thomas Wegmuller de l’encourager :

« Pédale, camarade, le vieux monde est derrière toi »

Le déplacement, le sommaire

novembre 25, 2011

Social et politique

04 Du bon usage managérial de la mobilité et du changement. Danièle Linhart
13 La grève, la manifestation et les « nouvelles » mobilisations Entretien avec Guy Groux. N. Taïbi
20 La Seconde Guerre mondiale en grands déplacements. J. Sigot
29 Pour un droit international à la mobilité
entretien avec Catherine de Wenden. N. Taïbi
35 Le salafisme en France : acteurs, enjeux et discours. S. Amghar
49 L’intervention du psychanalyste en institution : un geste déplacé
entretien avec Joseph Rouzel. L. Moulineau

Philosophie

56 Différer le mal : la logique du bouc émissaire. S. Vinolo
67 La violence au travail.
De quoi la souffrance au travail est-elle le symptôme ? N. Taïbi
77 Dans les limbes. V. Grégoire
83 Elle court elle court la rumeur
entretien avec Pascal Froissart V. Grégoire

Littérature et esthétique

92 D’un endroit l’autre, Territoires d’exil. A. Silem
96 (se) Déplacer pour écrire, lire pour (se) déplacer. F. Graton
99 En un instant le geste s’est déplacé. C. Moreau
100 Playlist. R. Dérudet

Notes de lecture

104 Le déplacement des frontières. J. Michel
109 Kampuchéa, Patrick Deville. G. Salmon
112 Espagne :Les chemins de la mémoire antifasciste, Florian Graton. G. Salmon

Le déplacement, les auteurs

novembre 24, 2011

Les auteurs

Samir AMGHAR
Membre du CERIUM, Centre d’études et de recherches internationales.
Roland DÉRUDET
Correspondant au journal Le Progrès et rédacteur de la rubrique Pop Life, édition du Jura.
Florian GRATON
Régisseur de théâtre au GrandR, scène nationale de la Roche-sur-Yon. Auteur notamment de Espagne : les chemins de la mémoire antifasciste, Éd. No Pasaran, 2010.
Vincent GRÉGOIRE
Professeur de philosophie, président de la CIMADE-Vendée.
Danièle LINHART
Membre du GTM (Genre Travail Mobilités). Directrice de recherches au CNRS.
Jean MICHEL
Philosophe, angliciste, artiste photographe.
Catherine MOREAU
Enseignante pour les classes Art Danse au Lycée Pierre Mendes-France de La Roche-sur-Yon
Laurence MOULINEAU
Enseignante, étudiante en psychologie clinique et en psychopathologie
Gratienne SALMON
Peintre et animatrice d’ateliers d’écriture.
Jacques SIGOT
Historien, spécialiste de l’internement des tsiganes en France, pendant et après la deuxième guerre mondiale.
Ali SILEM
Artiste peintre
Nadia TAÏBI
Professeure de philosophie, auteure notamment de La philosophie au travail, l’expérience de Simone Weil, mai 2009, Éd. L’Harmattan.
Stéphane VINOLO
Professeur à l’Université catholique de Quito (Équateur).

Philippe-André COSSAIS, pour le visuel de couverture, extrait de son film In-side
« Un homme épuisé par son existence rentre chez lui, s’assied et se laisse emporter, déplacer, dans les méandres de ses pensées et sensations »

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.