article : SOURDS, LES INVISIBLES, par Cécile SALMON, co-présidente de l’association 2LPE Yon85
novembre 27, 2011
Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 8 sur le courage, cliquez sur ce lien : Sourds, les invisibles
Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.
article : LES LEJABY, par Nadia TAÏBI
novembre 26, 2011
Pour accéder à l’article complet, tel que paru dans ce numéro 8 sur le courage, cliquez sur ce lien : Les Lejaby
Bonne lecture et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.
Le courage, 4e de couverture
mai 13, 2011
Ce n° 8 de Sens-Dessous traite de la lutte des ouvrières de LeJaby, parvenues – au terme d’une grève de 18 jours – à partir « la tête haute », ou bien de tel membre du Conseil général de Loire Atlantique, qui quitte « le parti », dont elle conteste les fondamentaux.
Est également convoquée Simone Weil, le dos « marqué par la griffe du réel qu’elle a rencontré sans être équipée pour l’accueillir ». Une griffe rare, car il est un courage dont ne parlent pas les philosophes, celui du travail, qui met en œuvre le corps, dans des conditions d’exploitation indignes.
Il traite aussi des atteintes physiques, de ce handicap qu’on marie volontiers à un courage salvateur, sinon rédempteur et dont n’ont cure les intéressés.
Léandre, enfant sourd, refuse de se définir par rapport à la norme des « entendants » qui le pensent handicapé : Moi, je suis fier d’être sourd. Il appelle à la reconnaissance de sa culture et de sa Langue. Fier aussi était le Horace de Tite Live, emporté par sa férocitas.
La fabrication du courage comme vertu semble être le fait de ceux justement qui ne peuvent passer à l’acte, ceux auxquels Niestche reprochent de séparer le sujet de l’action et de « moraliser ».
C’est aussi un sujet en action que s’emploie à mettre en scène dans ses lettres, Calamity Jane, « écrivant » une vie qui devient elle-même récit.
Témérité, fidélité à l’inspiration première, au génie personnel, refus du compromis, qualités que l’on retrouve chez des auteurs aussi divers que Eric Satie, Daniel Barenboïm, Edward Saïd.
Ajoutons, disparité oblige, le groupe de rock Primal Scream, le crooner crépusculaire Scott Walker, et le Bashung de 1989 sortant Novice dont l’audace formelle lui indique le chemin à suivre.
Autre refus du compromis, celui du Bobby Sands du film Hunger, étalant ses excréments à la manière d’un peintre, sur les murs de sa cellule…
Le courage, les auteurs
mai 13, 2011
Les auteurs
Odette Barbero
Philosophe, auteure notamment de Le thème de l’enfance dans la philosophie de Descartes, éd. L’Harmattan.
Michel Billé
Sociologue. Auteur de La chance de vieillir, éd. L’Harmattan, 2004 et, avec Didier Martz, de La tyrannie du bien vieillir , éd. Le bord de l’eau. 2010.
Zig Blanquer
intervenant-formateur à l’accompagnement aux handicaps et aux autonomies.
Robert Chenavier
Philosophe. Rédacteur en chef des Cahiers Simone Weil et notamment auteur de Simone Weil. Une philosophie du travail, éd. du Cerf, 2000.
Roland Dérudet
Correspondant au journal Le Progrès et rédacteur de la rubrique Pop Life, édition du Jura.
Pierre Dufour
Doctorant en sociologie, Université de Toulouse le Mirail, LISST-CERS, UMR 5193.
Christophe Frionnet
Compositeur et poète. Site : http://www.christophefrionnet.fr
Vincent Grégoire
Professeur de philosophie, président de la CIMADE-Vendée.
Jean Michel
Philosophe, angliciste, artiste photographe.
Martine Morillon-Carreau
Présidente de l’Association Poésie / tout. Collaboratrice des éditions du Sac à mots et rédactrice de la Revue 7 à dire.
Claudine Paque
Enseignante à l’IUT de La Roche-sur-Yon, département information et communication.
Cécile Salmon
Co-présidente de l’association 2LPE Yon85.
Gratienne Salmon
Peintre et animatrice d’ateliers d’écriture.
Laurence Schaefer
Professeure de lettres modernes.
Nadia Taïbi
Professeure de philosophie, auteure notamment de La philosophie au travail, l’expérience de Simone Weil, mai 2009, éd. L’Harmattan.
illustration de la page 18 :
Adeline Gautret
Plasticienne et comédienne. Site : /www.adelinegautret.fr
Le courage, sommaire
mai 13, 2011
Social et politique
04 Les Lejaby,
Entretien avec Brigitte Figuéora, N. Taïbi
14 Vieillir, Le courage et l’indignation, M. Billé
24 La prison : survivre dedans, vivre dehors
Entretien avec Saïd-André Remli, N. Taïbi
32 Les noces du courage et du handicap, Z. Blanquer et P. Dufour
39 Le renoncement au pouvoir
le choix exemplaire de Françoise Verchère, L. Schaefer
44 Sourds : les invisibles, C. Salmon
Philosophie
56 Le courage de Simone Weil
ou la griffe du réel, R. Chenavier
63 Tout est dans le cœur
Calamity Jane, le Wild West, N. Taïbi
73 Cou [p. de] rage, O. Barbero
84 Qui est courageux ?, J. Michel
Littérature et esthétique
94 Le meurtre politique existe-t-il ?
réflexions sur Hunger de Steve McQueen, V. Grégoire
104 Courage de la poésie,
en relisant René Char, M. Morillon-Carreau
107 Erik Satie, le courage de l’enfance, C. Frionnet
116 La limite que franchit Horace, C. Paque
121 Playlist , R. Derudet
Notes de lecture
126 Parallèles et paradoxes
Explorations musicales et politiques, G. Salmon
Le courage, édito
mai 13, 2011
Le temps ne fait rien à l’affaire
La bête est encore vivante
Quand on est con, on est con !
On dit d’une personne qu’elle est courageuse lorsqu’elle tente de surmonter les évènements auxquels sa vie la confronte, avec un maximum de dignité. Il y a, bien sûr, des aléas plus ou moins durables et même, plus ou moins aléatoires.
Alors à ceux qui sont exposés à rien, les ventripotents et les philistins de la chanson… Que reste-t-il ? Il y a bien les petites affres de l’existence, les histoires d’amour, les enfants à élever, le quotidien, le travail. À chacun son lot ! Il y a des vies à vivre, des épreuves à surmonter et on ne peut réduire l’existence d’aucun homme à ce qu’il en semble.
Et le pire justement, est sans doute de se laisser porter parce qu’il semble, par ennui, ventripotence, excès de philistinisme, paresse, méchanceté congénitale, parce qu’on est un gros con… par manque de courage. Parce qu’il en faut certainement et à chacun, pour assumer une vie si banale soit-elle. Et, il y a des signes qui trahissent : un certain fléchissement de l’âme, une tendance à regarder avec une pointe de ressentiment ce qui se passe chez le voisin… Puis, une tendance ferme à penser que les autres sont mieux lotis et que finalement, il y a qu’à nous qu’on demande du courage… Mais comme on n’est pas handicapé, pas étranger, pas malade alors tout le monde s’en fout… Et là, attention, on pourrait bien être tenté puisqu’elle le dit, elle, qu’elle s’inquiète de nous et « que de nous ». On pourrait se laisser porter par la vague bleu marine. Mais cela pourrait bien être tragique…
Alors de grâce, qu’au moins cela serve à relever la tête, votez comme vous voulez si vous voulez, mais que cela soit sans circonstances atténuantes. Sans excuses, sans jérémiades, sans c’est la faute à la droite, c’est à cause de la gauche, sans il y a des quartiers où il fait noir etc. Non ! C’est le moment. Soyez un authentique gros con.
Courage !
Nadia Taïbi