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Nous avons pris le corps dans tous les sens.

La difficulté était la suivante : en pratique, comment questionner le corps sans le «prendre de haut », comment surtout ne pas le considérer comme un objet que nous aurions posé là, devant nous, et autour duquel nous aurions débattu ?
Le corps est bien récalcitrant au discours, il ne tient pas dans son concept, dans sa place. Car il se rappelle toujours dans notre propre corps, où les contradictions ne sont jamais seulement pensées mais toujours en même temps senties.
Ces contradictions, ces rappels aux apories des discours, nous les avons questionnés dans nos différents articles :

  • à travers des pratiques : celle de la médecine (par Christian Bonnaud), du sport (par Jean-Claude Beaune), de la danse (entretien avec Dominique Petit), du théâtre (entretien avec Wajdi Mouawad) ou de la poésie (par Julia Peretti-Gabriel) ;
  • à travers des conditions : celle de la personne prostituée (par Nadia Taïbi), des vieux (par Michel Billé), de l’esclave et du colonisé (par Vincent Grégoire) ou du migrant (entretien avec Ali Bensaad) ;
  • à travers un mythe : celui de Jack l’éventreur (par Nadia Taïbi) et dans différents états (récit d’Odette Barbero).