L’invisibilité sociale, des hommes et des fantômes

Publié: 10 décembre 2016 dans N18. Réputation, S-D n° 18

L’invisibilité sociale, des hommes et des fantômes
par Nadia Taïbi

La notion d’invisibilité sociale doit rendre compte du processus d’effacement des individus de la scène publique et permettre d’identifier les mécanismes de cette disparition. Partir des mécanismes n’implique pas de nier les circonstances subjectives ou la résistance de tel homme ou de telle femme qui parvient à produire des modes d’existence singuliers. Mais ce point de départ suppose de chercher à analyser ce rapport de force de manière structurelle. Notre hypothèse est simple : si les personnes deviennent invisibles, c’est par l’effet des significations qui sont projetées sur elles. Elle se fonde sur l’idée que toute perception est projection de signification.
On ne voit donc que ce qui fait sens. Ainsi il est possible de disparaître c’est-à-dire d’être insignifiant. Cependant cette disparition n’est pas une donnée mais un processus et c’est en tant que telle qu’elle peut être saisie. Disparaître est d’abord être contenu sous une apparence. Et c’est dans la tension entre l’apparence

Pour en savoir plus...

Utilisation des articles

Mise en page 1

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s