« Fondamentalement rien »

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

« Fondamentalement rien »
par Christophe Meignant

Rien – ce en quoi tout se résout ? Ce en quoi tout commence, si tant est qu’un commencement soit possible ? Cherchant, comme Damascius, à assister à la genèse du Tout, le regard se perd dans le silence infini et glisse dans l’abîme, au point qu’on est pris de vertige face au sans fond de l’être : il n’y a Rien (pour Damascius ce Rien est nom de l’Un).

Le Tout n’est pas représentable, car la représentation exige une phénoménalisation : une distance fondatrice de saisie, contradictoire avec le Tout lui-même, qui demeure sans extériorité.

Le Rien (Tout déchu, privation, annihilation) n’est pas représentable : la représentation est impossible parce qu’elle serait alors sans objet, sans phénoménalité.

S’il y a un Tout, s’il y a un Rien, ce ne peut être qu’en dehors du champ de la représentation, dont il apparaît […]

 

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