Quand l’athéisme devient jeu

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

Quand l’athéisme devient jeu
par Anne Staquet

Lorsqu’il apprend sa condamnation par le Parlement de la ville de Toulouse comme « athée et blasphémateur du nom de Dieu », Giulio Cesare Vanini a trente-quatre ans. On s’attendrait aujourd’hui à ce qu’il se morfonde et se désespère. Loin de là. Ce jeune philosophe réagit à l’annonce de la sentence pourtant cruelle – il est condamné à avoir la langue coupée, à être pendu, puis que son corps soit brûlé sur le bûcher et que ses cendres soient dispersées au vent, afin qu’il ne reste plus rien de lui – avec des paroles étonnantes : « Allons mourir gaiement en philosophe ! ».

On imagine volontiers l’athée anxieux, marqué par le vide de l’existence du fait qu’il contemple un univers privé d’un Dieu rassurant et protecteur, voûté sous le poids de sa conscience et de la responsabilité qui lui incombe de donner un sens à sa vie, voire à la vie. Et si on pense que les premiers athées modernes vivaient à une période où régnait encore l’Inquisition, autrement dit en un temps où une simple conception différente de Dieu pouvait mener au bûcher, on a du mal à ne pas les imaginer comme des êtres inquiets et aux aguets. Sans compter que l’athéisme est, à l’époque, considéré comme un […]

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