Archives de septembre, 2018

Traîner avec André Dhôtel

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

Traîner avec André Dhôtel
par Francis Marcoin

« Je n’arriverai jamais à comprendre ce qu’ils entendent par idéal. J’ai un métier et je ne tiens pas à m’occuper d’autre chose ». Cette réflexion d’un jeune homme, au commencement du roman d’André Dhôtel intitulé L’Azur, pourrait servir d’exergue à tous les livres de l’auteur, appliqué à toujours tirer les fils d’une même pelote, celle d’un personnage à l’entrée d’une vie qu’il ne sait comment mener.

Ou bien plutôt qu’il ne veut pas mener. Car c’est lui qui se laisse conduire, trop paresseux pour vouloir. Un de ces romans s’intitule du reste Bernard le paresseux. Non que ces jeunes gens ne fassent rien. Cela ne les gêne pas, de ne rien faire, mais ils ne refusent pas non plus de travailler. À des tâches obscures, ou du moins tenues comme telles dans la vie […]

 

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Quoi qu’a dit ?

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

Quoi qu’a dit ?
par Florian Graton

Au centre de la pédagogie il y a la consigne : vous choisirez une poésie, vous l’apprendrez par cœur et la réciterez à la classe.

Mettre le ton et bien articuler, tout connaître sur le bout des doigts. Faudra par l’effort parler fort faudra. Strophes et catastrophe quand on sait que par le fait de mémoriser, mes mots risée deviennent. Quoi qu’a dit ? A dit rin.

Pour se souvenir du poème aimerait laisser faire plus que faire, l’apprendre dans le même mouvement naturel que celui de respirer. Mais ce n’est pas comme ça que cela se passe, la môme est insensible au rythme et aux sons et dans son esprit […]

 

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Playlist

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

Playlist
par Roland Dérudet

Est-il possible de partir de rien quand on fait de la musique… Rien ne pourrait surgir du néant dans notre pop culture, et si les punks jetaient aux orties tout ce qui s’était fait avant eux et proféraient un « No Future » au nihilisme de rigueur, ils ont en fait été des révisionnistes rock, faisant comme si tout ce qui s’est fait entre 1966 et 1976 n’avait existé, rock progressif, funk et disco, jazz-rock ou rock FM.

En fait, les punks s’inscrivaient dans la parfaite continuité d’un rock n’roll fifties basique, même s’ils en donnaient une version fruste et violente.

On ne peut faire de musique sans être imprégné de culture musicale. On peut éventuellement essayer de faire le contraire, ou autrement, mais il semble impossible de n’être rattaché à rien, à aucun mouvement, à aucun style, à aucun genre.

Certains argueront que les musiques électroniques n’ont pas vraiment de passé ou de tradition. Ce serait négliger les pionniers comme Pierre Henry qui dès les années cinquante avaient délibérément choisi de tourner le dos aux instruments traditionnels pour s’exprimer sur des modulateurs et des synthétiseurs, alors machines très encombrantes et difficiles à maîtriser. Mais quand on écoute « Autobahn » de Kraftwerk (1974), pour novatrice que soit cette longue et alors inédite pièce musicale, on est frappé par la mélodie qui rappelle irrésistiblement les Beach Boys. Et même la techno minimale la plus obscure et la plus élitiste a des racines dans le krautrock allemand des seventies comme dans le funk et la disco. Serions-nous alors condamnés à toujours être redevables aux créateurs qui nous ont précédés, aux musiques que nous avons ingérées consciemment ou non, et assujettis aux progrès technologiques qui, ne l’oublions pas, ont toujours permis aux musiciens d’évoluer et d’oser des choses qu’ils n’auraient jamais été imaginables autrement.

Même un pur néophyte qui n’a jamais pratiqué d’instrument, une fois les rudiments intégrés, chercherait automatiquement à imiter des lignes mélodiques qu’il connaît déjà et à les interpréter. Alors partir de rien pour faire de la musique… Peut-être que l’homme préhistorique qui a soufflé dans un os et qui en a sorti un son aurait pu le revendiquer. Il est bien le seul…

BRIAN ENO Another Green World (1975, Polydor)

Puisqu’on ne parlera pas du « rien », on s’étendra donc sur le « moins possible ». En juillet 1975, Brian Eno se retrouve dans un luxueux studio londonien avec des musiciens, et sans un seul morceau écrit à l’avance. Il s’écroule par terre lors d’une crise de panique et paradoxalement, cet incident lui permettra de trouver la formule qui lui permettra d’enregistrer ce que sera Another Green World.

Eno, musicien autodidacte qui fut un étudiant aux Beaux-Arts nourri à la musique contemporaine s’était fait remarquer comme électron libre au sein de Roxy Music. Considérant le studio comme un instrument de musique, il traitait en direct, en live comme en studio les sons des autres musiciens et plaçait çà et là des chœurs depuis sa console. Cet ancien choriste à l’église et fan avoué de doo-wop fut bien vite la sensation du moment grâce à son look glam rock emplumé au-delà de l’outré qui faisait passer quiconque (et surtout le fringant leader, auteur compositeur et chanteur Bryan Ferry) pour un parangon de discrétion. Cette croissante rivalité entre les deux stars du groupe conduisit Eno à quitter Roxy l’été 1973, après sa participation aux deux (et essentiels) premiers albums Roxy Music et For Your Pleasure.

Très prolifique, Eno enregistre et publie deux excellents albums de glam rock aussi pop qu’expérimental aux merveilleuses et bizarres mélodies pop et aux guitares sauvages (Here Come The Warm Jets en 1973 et Taking Tiger Mountain (by Strategy) en 1974). Une tournée entre ces deux albums se soldera au bout de cinq concerts, Eno répétant des crises de panique qui le dissuadent de se présenter comme frontman. Il se barricade alors derrière ses machines pour lancer des projets franchement expérimentaux comme ce No Pussyfooting, disque instrumental réalisé avec le génial guitariste anglais et leader de King Crimson Robert Fripp ou invente l’ambient music avec Discreet Music, une pièce de plus de trente minutes de musique électronique, paysage sonore sans rythme ayant pour fonction d’être entendu plutôt qu’écouté.

Fort de ces expériences, cet adepte du mouvement artistique Fluxus a imaginé avec le peintre allemand Peter Schmidt un jeu de cartes, nommé Oblique strategies, sous-titré plus de cent dilemmes qui en valent la peine. Chacune de ces cartes, qu’on tire au sort, énonçant une règle à mettre en place instantanément dans le processus créatif, comme « Arrête-toi un moment », « Honore l’erreur comme une intention cachée » ou bien « Donne libre cours à ton impulsion la plus mauvaise ». Brian Eno se servira de ces oracles pour son enregistrement, suscitant souvent l’incompréhension totale des musiciens très professionnels avec lesquels il a choisi de travailler, comme le bassiste Percy Jones et le batteur Phil Collins (oui, oui, celui de Genesis) qui jouaient ensemble dans le collectif jazz fusion Brand X. (Notons que par la suite, de nombreux groupes comme Phoenix ou MGMT eurent recours aux Oblique strategies pour débloquer certaines séances d’enregistrement).

Qu’à cela ne tienne, si les musiciens se montrent rétifs, la moitié des quatorze compositions retenues seront exécutées avec les moyens du bord et pas mal de pédales d’effets par le seul Eno, musicien qu’on ne saurait qualifier de virtuose. Ses expérimentations précédentes le conduisent aussi à privilégier les instrumentaux. Pourtant, rien ici n’est abscons. Au contraire, ces chansons sans ligne de chant, sont courtes, mémorables et très accueillantes. On entre dans la majestueuse The Big Ship par un fade in, la simplissime mélodie se répète avec des guitares traitées au synthé et une roborative proto boîte à rythmes dont les sons s’étoffent imperceptiblement mais sûrement avant de s’effacer. Comme si l’on passait devant un tableau, qu’on rentrait dedans, puis qu’on s’en éloignait. In Dark Trees et Sombre Reptiles évoquent la moiteur d’une jungle touffue, Over Fire Island installe un climat orageux qui n’explosera pas, mais laissera place à une mer calmée. Eno s’amuse aussi à nommer ses trouvailles sonores, ainsi joue-t-il des guitares du désert, de la guitare serpent (on l’entend onduler…), des guitares castagnettes (avec les cordes frappées avec un martelet), des percussions spasmodiques ou du piano incertain. On peut dire que si des références viennent à l’esprit, elles sont donc bien plus picturales que musicales.

Du coup, au milieu de ces délicates et si évocatrices miniatures musicales, les cinq « vraies » chansons se détachent et brillent de tous leurs feux. Pourtant elles sont toutes un peu bizarres. La saccadée, presque funky et proto new-wave Sky Saw qui ouvre l’album empile les voix pour former une cacophonie de conversations enjouée, qui n’arrive qu’au milieu du morceau et pour seulement quelques mesures. Dans la languide ballade Golden Hours, Eno ne soucie même pas de chanter juste, mais met dans le mille au niveau de l’émotion, avant que Robert Fripp ne pose un solo de guitare pastoral aussi virtuose qu’inédit et que John Cale (Velvet Underground) ne caresse les cordes de son alto pour créer une ambiance de coucher de soleil mélancolique. Le même Fripp illumine d’un débordement d’électricité la sublime romance de folk progressif St Elmo’s Fire, à la mélodie si émouvante comme la plus traditionnelle, pleine d’humour et quasi doo-wop I’ll Come Running (seule chanson de l’ensemble rappelant les disques précédents d’Eno, avec encore une fois un solo mémorable de Fripp, cette fois à la « guitare restreinte »). Enfin, l’acoustique Everything Merges With The Night à l’instrumentation minimale (guitares acoustique et électrique, basse et piano) est une sérénade adressée à une certaine Rosalie qui a dû être comblée de recevoir une telle dose de beauté mélancolique de la part d’un soupirant sortant autant de l’ordinaire.

Car il n’y a rien de commun dans Another Green World, cet autre monde qui ressemble étrangement au nôtre, où l’on passe dans le tableau représenté sur la pochette (un détail d’« After Raphael », de Tom Phillips). Car cette musique est objectivement picturalement belle et extrêmement accueillante. Cet album est un merveilleux disque de chevet, il pénètre dans de recoins de notre cerveau pour s’installer durablement. Dans ce sens, Brian Eno est un démiurge, qui hélas ne produira plus qu’un seul disque de « pop » chanté, le remarquable Before and After Science en 1977, avant de limiter ses créations en studio à des disques ambient, amples et instrumentaux, de la musique qui trouve toute sa pertinence dans des installations d’art contemporain. Il se tourna avant tout vers une florissante carrière de producteur – mentor, redéfinissant la carrière de David Bowie, Talking Heads et Devo, et ensuite de poids lourds de la pop, comme U2 ou Coldplay. Quelquefois, on l’entend chanter comme choriste sur ces productions, on peut gager que ça lui manque…

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Les auteurs du n° 22

Publié: 21 septembre 2018 dans N22. Rien

 

Les auteurs du n° 22

Nicolas ClémentMarc de LaunayRoland DérudetEmmanuel DietFlorian GratonÉric LecerfVincent LiegeyFrancis MarcoinChristophe MeignantAnne StaquetNadia Taïbi

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Sens-Dessous n° 22 : L’Équipe


Directeur de la publication
: Vincent Grégoire
Rédactrice en chef : Nadia Taïbi
Comité de rédaction : Catherine Bernard, Nadia Taïbi, Claudine Paque, Vincent Grégoire.
Corrections : Catherine Bernard, Enora Pagnoux, Claudine Paque, Maria Salmon, Marcel Vende.
Maquette : Coline Ténier et Serge Sadois
Mise en pages : Serge Sadois
En couverture : © Dominique Bulteau, Huile sur papier, 150 par 130 cm, 2018. Sans titre.
© Photo Philippe Cossais, phcpoint@wanadoo.fr.

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Sens-Dessous
– Revue semestrielle
27, rue Émile Baumann, 85000 La Roche-sur-Yon – Tél. 06 23 35 27 34
Dépôt légal : septembre 2018 – ISSN : 1951-0519
Imprimerie IGO, Le Poirée-sur-Vie – Revue imprimée à 200 exemplaires.

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Petit recueil de textes pour quelques pistes de réflexions.

1. Epictète, Entretiens
Dans tout ce qui ne relève pas de ton libre-arbitre, sois plein d’assurance, mais dans tout ce qui en relève, tiens-toi sur tes gardes. Car si le mal est dans un jugement ou dans une volonté coupables, c’est contre ce jugement et contre cette volonté seuls qu’il faut se tenir en garde ; et si toutes les choses qui ne relèvent pas de notre libre-arbitre, et qui ne dépendent pas de nous ne sont rien par rapport à nous, il faut user d’assurance vis-à-vis d’elles. C’est ainsi à nos précautions que nous devons notre assurance.
Les choses en elles-mêmes sont indifférentes, mais l’usage que nous en faisons n’est pas indifférent. Comment donc tout à la fois maintenir son âme dans la tranquillité et dans le calme, et faire avec soin ce que l’on fait, sans précipitation comme sans lenteur ? On n’a qu’à imiter ceux qui jouent aux dés. Indifférents sont les points, indifférents sont les dés. Comment savoir, en effet, le dé qui va venir ? Mais jouer avec attention et habileté le dé qui est venu, voilà ce qui est mon affaire. De même, dans la vie, ce qu’il y a d’essentiel, c’est de distinguer, de diviser, c’est de se dire : « les choses extérieures ne sont pas à moi, mais ma faculté de juger et de vouloir est à moi. Où donc chercherai-je le bien et le mal ? Au dedans de moi, dans ce qui est à moi ». Ne dis jamais des choses extérieures qu’elles sont bonnes ou mauvaises, utiles ou nuisibles, ni quoi que ce soit de ce genre.

2. Platon, République
— N’est-ce pas le désir insatiable de ce que la démocratie regarde comme son bien suprême qui perd la démocratie?
— Quel bien veux-tu dire?
— La liberté, répondis-je. En effet, dans une cité démocratique tu entendras dire que c’est le plus beau de tous les biens, ce pourquoi un homme né libre ne saura habiter ailleurs que dans cette cité […] Or, […] n’est-ce pas le désir insatiable de ce bien, et l’indifférence pour tout le reste, qui change ce gouvernement et le met dans l’obligation de recourir à la tyrannie? […] Lorsqu’une cité démocratique, altérée de liberté, trouve dans ses chefs de mauvais échansons, elle s’enivre de ce vin pur au-delà de toute décence; alors, si ceux qui la gouvernent ne se montrent pas tout à fait dociles et ne lui font pas large mesure de liberté, elle les châtie […]. Et ceux qui obéissent aux magistrats, elle les bafoue et les traite d’hommes serviles et sans caractère. Par contre elle loue et honore, dans le privé comme en public, les gouvernants qui ont l’air d’être des gouvernés et les gouvernés qui prennent l’air de gouvernants. N’est-il pas inévitable que dans une pareille cité l’esprit de liberté s’étende à tout ? […]. Qu’il pénètre, mon cher, à l’intérieur des familles, et qu’à la fin l’anarchie gagne jusqu’aux animaux? […] Or, vois-tu le résultat de tous ces abus accumulés? Conçois-tu bien qu’ils rendent l’âme des citoyens tellement ombrageuse qu’à la moindre apparence de contrainte ceux-ci s’indignent et se révoltent? Et ils en viennent à la fin, tu le sais, à ne plus s’inquiéter des lois écrites ou non écrites, afin de n’avoir absolument aucun maître.
— Je ne le sais que trop, répondit-il
— Eh bien! mon ami, c’est ce gouvernement si beau et si juvénile qui donne naissance à la tyrannie.

3. Aristote, Métaphysiques
«  C’est, en effet, l’étonnement qui poussa, comme aujourd’hui, les premiers penseurs aux spéculations philosophiques. Au début, leur étonnement porta sur les difficultés qui se présentaient les premières à l’esprit; puis, s’avançant ainsi peu à peu, ils étendirent leur exploration à des problèmes plus importants, tels que les phénomènes de la Lune, ceux du Soleil et des Étoiles, enfin la genèse de l’Univers. Or apercevoir une difficulté et s’étonner, c’est reconnaître sa propre ignorance (c’est pourquoi même l’amour des mythes est, en quelque manière, amour de la Sagesse, car le mythe est un assemblage de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut bien pour échapper à l’ignorance que les premiers philosophes se livrèrent à la philosophie, c’est qu’évidemment ils poursuivaient le savoir en vue de la seule connaissance et non pour une fin utilitaire. Et ce qui s’est passé en réalité en fournit la preuve : presque toutes les nécessités de la vie, et les choses qui intéressent son bien-être et son agrément avaient reçu satisfaction, quand on commença à rechercher une discipline de ce genre. Je conclus que, manifestement, nous n’avons en vue, dans notre recherche, aucun intérêt étranger. Mais, de même que nous appelons libre celui qui est à lui-même sa fin et n’existe pas pour un autre, ainsi cette science est aussi la seule de toutes les sciences qui soit une discipline libérale, puisque seule elle est à elle-même sa propre fin. »

– Le lundi 1er octobre à partir de 12 h 30 à 16 h 30
—–Osons la philo à la Mothe Achard foyer logement la Béthanie
—–sur le thème : Peut-on toujours maitriser nos émotions ?

– Le jeudi 4 octobre à partir de 19 h 30
—–Chez Simone et Simone, 3 rue Paul Doumer à la Roche-sur-Yon
—–Présentation du dernier numéro de la revue Sens-Dessous : rien.

– Le vendredi 5 octobre à partir de 19 heures
—–Café philo au foyer des jeunes travailleurs
—–à la médiathèque de Saint-Jean-de-Monts
—–sur le thème du pouvoir

– Le jeudi 11 octobre à partir de 20 heures
—–Philo’appart chez Fabienne Neau à la Fouquérère – Saint-Florent-des-Bois
—–Un problème – un philosophe : L’homme et l’animal – Florence Burgat.
—–Contact au 06 71 93 36 08

– Le samedi 27 octobre à partir de 15 heures
—–à la librairie Agora rue Clemenceau à la Roche-sur-Yon
—–Présentation des numéros 21 et 22 de Sens-Dessous : Territoire et rien

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